Stan Maslard

Maslard prépare l’avenir

Lundi 13 janvier 2014

Stan Maslard prépare sa saison


Classe mini : MAP 2013 à DouarnenezLe navigateur havrais Stanislas Maslard a définitivement tourné la page 2013 et travaille d'arrache pied à l'ambitieux programme de course défini en accord avec son partenaire principale, Groupe Sefico, qui devrait le mener sur la ligne de départ de la Mini Transat 2015. Stan et son Proto N°850 lancé en 2013 participeront d'ici là à toutes les classiques du programme Mini en 2014 et 2015.

 

En quête de partenaires additionnels…

Mais avant d'entrer dans la phase purement sportive de son projet, Stan doit préalablement gérer la partie administrative de son entreprise. Le chantier "coup de vent", partenaire de la construction du Prototype sur plan Lombard Groupe Sefico, et propriété de la société vendéenne Akena Veranda, se dégage de toute activité liée à la course au large.

Stan Maslard, en compagnie d'Arnaud Boissières, travaillent ainsi en ce début d'année 2014 à la constitution d'une structure juridique capable d'accueillir ses activités de coureur océanique professionnelles, ainsi que la gestion technique du voilier. Si le Havrais bénéficie toujours de l'appui inconditionnel de ses partenaires majeurs, le Groupe Sefico et la société Havraise Sea Safe, il doit néanmoins consolider son budget final avec l'arrivée d'un ou plusieurs partenaires complémentaires.
"Il reste de la place sur le bateau pour exposer tout partenaire désireux de se lancer avec nous dans l'important programme de course  qui nous attend" précise Maslard. "Notre voilier, le plus récent de la Classe, est l'un des plus performant du plateau, et je vais désormais avoir le temps d'appréhender les courses avec une préparation optimale, ce qui m'a cruellement manqué en 2013 quand la construction et la mise au point du bateau  ne m'ont pas laissé suffisamment de temps pour la navigation."

Afin de ne pas se mettre en retard dans la préparation de sa saison qui débutera dès le mois d'avril, Maslard souhaite rapidement consolider ses budgets et entrer avec appétit dans la phase sportive de son métier.

Stan de retour en France

Samedi 30 novembre

Stan de retour lundi

Classe mini : MAP 2013 à DouarnenezStan Maslard devrait rentrer à Paris lundi 2 décembre prochain. Il a pu trouver les solution les plus rationnelles et les plus efficaces pour ramener son Mini 6,50 Groupe Sefico aux Sables d'Olonne. Le proto sur plan Lombard N°850 sera démâté et déquillé, avant d'être placé sur la plateforme d'un camion, en compagnie d'un autre Proto en arrêt à Lanzarote aux Canaries. Le camion embarquera jeudi prochain dans un ferry en partance pour Cadix, et c'est ensuite par la route que les deux Minis regagneront les Sables d'Olonne.

"Je suis soulagé d'avoir pu trouver cette solution pour ramener le bateau à bon port" déclare Stan. "Nous allons tourner la page de cette édition 2013 de la Mini Transat. Je compte consacrer les mois d'hiver à un profond chantier de validation, afin d'attaquer dès février les premières navigations. J'ai grand hâte de me réconcilier avec mon bateau, et de retrouver le plaisir de naviguer. Je compte disputer toutes les courses au programme de la saison 2014, soit pas moins de 7 courses à partir du mois d'avril, avec en point d'orgue Les Sables – Les Açores – Les Sables en solitaire fin juillet."

Stan jette l’éponge

Mercredi 20 novembre 2013

Stan Maslard jette l'éponge

Classe Mini: MAP 2013 à Douarnenez"Trop, c'est trop!" Stan Maslard, la mort dans l'âme, décide ce matin d'abandonner la Mini Transat 6,50. En arrêt technique à Puerto Calero, sur l'île canarienne de Lanzarote depuis lundi soir, le skipper de Groupe Sefico s'acharne à remettre en état  son plan Lombard N°850 malmené par des alizés puissants et une mer très creusée depuis le départ de Sada. L'allongement de la liste des menues avaries à gérer, la fragilité de certains postes cruciaux du bord comme le pilote automatique et la recharge de ses batteries, ajoutées à l'évanouissement de tout espoir de retrouver la compétition avec une tête de course désormais pointée à plus de 650 milles de Puerto Calero, ont eu raison des velléités de nouveau départ du skipper havrais.


"C'est une décision terrible à prendre, et je me sens écrasé par un sentiment d'échec, mais la multiplication des épreuves depuis le vrai-faux départ de Douarnenez, la course contre la montre pour rejoindre Sada, la plongée traumatisante sous le bateau pour couper un bout pris dans le safran… tout cela pour un éventuel et inutile convoyage jusqu'en Guadeloupe, me pousse, avec l'accord très amical et compréhensif de mes partenaires, à arrêter les frais et à abandonner cette drôle de Mini Transat 6,50."


"Traverser l'Atlantique en solo, je l'ai déjà fait, et je n'ai pas à me le démontrer. C'est le sport et la compétition qui m'intéresse, et en l'était actuel des choses, repartir n'aurait aucune signification sportive. Ce serait en revanche prendre de nouveaux risques, avec un pilote peu fiable, et des problèmes de ressources énergétiques synonymes très probablement de grosses galères à venir. J'en ai eu ma part. Je tourne la page."
Stan Maslard souhaite à présent dépasser cette énorme déception, envisager le rapatriement du bateau, et avec le soutien de ses partenaires, rebondir pour de nouveaux projets et de nouveaux objectifs…."
 

Se donner toutes les chances

Mardi 19 novembre 2013

Se donner toutes les chances

Stan Maslard est passé par toutes les couleurs de l'arc en ciel ces dernières 24 heures. Reposé, il s'acharne à redonner à son Proto N°850 tous ces atoutrs avant d'affronter l'Océan Atlantique, pour un nouveau départ programmé demain mercredi en matinée…

Mise à l'eau du Mini Sefico 850 de Stan MaslardSon parcours depuis le départ de Sada le 13 novembre dernier a été marqué par une belle trajectoire, une bonne vitesse et un bon placement dans le peloton de tête des protos de la course. Vendredi dernier, en milieu de journée, son Groupe Sefico était violemment couché par un coup de vent combiné à des creux de plus de 5 mètres. Stan allait lutter plusieurs heures, après s'être jeté à l'eau pour trancher un bout pris dans son safran, pour remettre le bateau à l'endroit. Il repartait privé de son spi, condamné à rejoindre Lanzarote sous toilé. Il venait s'amarrer dans le port de Puerto Calero à Lanzarote vers 22 heures dimanche soir, exténué d'avoir si longtemps barré. L'examen des dégâts, s'il ne révélait aucun soucis majeur et irréparable, avait cependant de quoi décourager les plus acharnés. Stan, aux prises un instant avec le doute, décidait de prendre le taureau par les cornes. Il établissait sa check list, et bien que dénué de tout au ponton de la marina de Puerto Calero, se mettait en quête des outils et matériels nécessaires à réparer. Objectif ; disposer d'un voilier parfaitement en capacité d'effectuer les 2 750 milles de traversée de l'Atlantique jusqu'à Pointe à Pître.
La Mini Transat renoue, on le voit bien, avec toutes les valeurs génétiques de la course au large. Et ceci est singulièrement vrai pour cette étrange édition 2013, qui a vu les organisateurs décider d'envoyer les solitaires sur un parcours unique et sans escale depuis Sada, près de la Corogne en Espagne, jusqu'en Guadeloupe. Un défi que les puissants alizés portugais ont, pour nombre de solitaires, fait voler en éclat. Gwénolé Gahinet, grandissime favori en catégorie Proto a ainsi dû abandonner son bateau au large du Portugal, suite à une avarie de quille. Lanzarote,  simple point de passage obligé avant la traversée de l'océan, allait servir de pit stop à nombre de solitaires malmenés par les éléments. De Lanzarote à la Palma, et même aux Açores (pour l'infortuné Louis Mauffret), il sont une bonne douzaine à choisir de s'arrêter avant l'immense Atlantique. L'Aventure majuscule a bien repris ses droits sur le sport pur. Et si l'esprit de compétition habite plus jamais le skipper de Groupe Sefico, c'est d'abord le sens marin qui prime, avec la nécessaire sécurisation du bateau. En s'arrachant, le balcon avant a laissé quelques trous que Stan doit colmater aujourd'hui. Il lui restera, une fois les tissus et les colles durcies et séchées, à refaire ses filières, et Stan pourra réintégrer la course, certes loin du podium, mais avec devant lui deux bonnes semaines d'aventure, de découverte, et souhaitons lui, de plaisir et d'harmonie avec ce bateau qu'il a conçu, et cette mer qu'il aime tant…